Actualité – Rugby – Un tournoi des six nations plus ouvert que jamais

 

Aujourd’hui (samedi) s’ouvre le tournoi des six nations de rugby, sorte de championnat d’Europe annuel qui sert de bilan des forces en présence dans le monde de l’ovalie. Cette année, la hiérarchie qui semble se dessiner se calque sur la dernière coup de monde pour établir des favoris. La France, vice-championne de monde, est la favorite de la compétition et ouvrira le bal à 15h30 face à l’Italie au stade de France. Battu d’un tout petit point par les All-Blacks en finale du mondial, les XV de France aura à défendre son statut, surtout en ayant éliminé l’Angleterre et le Pays de Galles en Nouvelle-Zélande en quart et demi-finale.

Seulement, si les joueurs sont globalement les mêmes, le staff a changé. Philippe Saint-André, ex entraîneur de Toulon et Sale, a repris les rênes et s’est entouré de Yannick Bru et Patrice Lagisquet pour redonner une image et un jeu plus en adéquation avec la tradition du « French Flair ». Les cadres sont restés (Servat, Mas, Dusautoire, Yachvili, Rougerie, Clerc, Médard) et de jeunes talents font leur arrivée ou doivent confirmer (Picamoles, Trinh-Duc, Fofana, Malzieu…). Bref, les Bleus ont un statut à défendre mais doivent surtout se rassurer et rassurer leurs fans en sachant gagner mais surtout les séduire.

En outsider, un véritable rival revanchard et des places fortes toujours redoutables. Le rival est gallois et a une folle envie de montrer qu’il méritait d’aller en finale si le match avait eu lieu à 15 contre 15. L’équipe, conduite par le Néo-Z Warren Gatland qui a prolongé, va promener sur les terrains d’Europe sont jeu chatoyant fait de relances incessantes et de mouvement perpétuel. La jeunesse galloise va vouloir conquérir cette compétition et finira le tournoi en accueillant le France au Millenium de Cardiff. Une finale en perspective si les deux équipes font un sans faute entre temps. Si…..Car les bastions du rugby seront toujours des traquenards.

L’Ireland, bien que vieillissante, possède encore un pack performant et surtout une troisième ligne top classe mondiale. Mais sa charnière et sa ligne de trois quart risque de souffrir sur la durée d’un tournoi, mais sur un match ça peut encore mordre sévèrement. L’autre géant endormi, est plutôt en plein éveil. L’Angleterre est lancée dans un programme de 4 ans et a donné un sacré coup de lifting à son quinze de la rose. Stuart Lancaster, qui prend la suite de Martin Johnson, a décidé de lancer 8 nouveaux dans le groupe dont trois titulaires âgés de 20 ans, et leur a confié le centre du terrain (les deux centres et le troisième ligne centre). Hodgson et Young seront chargé de la charnière pour réanimer une sélection au jeu pauvre en Nouvelle-Zélande, et qui a en plus défrayé la chronique par des frasques extra-sportive. Si l’objectif principal n’est pas de gagner, il sera de redonner une virginité à une image salie et de séduire d’abord avant d’être efficace. En cela, les « rosbeef » ont un point commun avec leur meilleurs ennemis « froggies ».

Derrière les quatre, deux nations lutteront pour être des poils à gratter et éviter la cuillère de bois. L’Italie et l’Ecosse. Mais attention, ce ne seront pas des faire-valoir. La Squadra Azzura a un pack parmi les plus compétitif sur la planète, et si derrière il y a une efficacité au pieds, le match peut se transformer en cauchemar pour l’adversaire, à commencer par la France sur un terrain gelé par propice aux envolées des trois-quarts des bleus.
Quant aux Ecossais, même sans talents hors du commun, ils auront toujours un fighting spirit inébranlable et une hargne à faire chanceler les plus gros. Comme par exemple des Anglais qui commence leur tournoi à Murrayfield, où ils n’ont pas gagné depuis huit ans. Que la fête commence.

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