Actualité – Football – Mercato : La crise partout en Europe, sauf à Paris

 

Le premier Février à minuit, tous les clubs ont arrêté leur effervescence et les fans de football ont arrêté de se ronger les sangs en attendant la signature du joueur du siècle dans leur club fétiche. Mais comme d’habitude, le mercato d’hivers a été un pétard mouillé où les rumeurs ont été infiniment plus importantes et plus croustillantes que les signatures. Un marché appelé « d’ajustement » durant lequel les clubs remplissent leur cases vides, doublent les postes et remplacent les blessés. Mais comme chaque année, ce sont les transferts avortés qui ont créé le buzz et animé les téléscripteurs.

En premier chef, Carlos Tevez. Annoncé à Milan, Paris et Sao Polo, l’Apache est finalement resté à Manchester City et y finira sa saison, et peut être sa carrière. L’Argentin a déjà vu s’envoler une dizaine de millions d’euros en amendes et retenues sur salaire, pourtant il eut des courtisans. Le Milan AC, désireux de remplacer Cassano absent pour le reste de la saison, était le choix préféré du joueur mais le club lombard ne pouvait assurer qu’un prêt avec option d’achat et pas un transfert sec. Ensuite, l’Inter s’est « renseigné » sur le joueur mais ce dernier n’était très chaud et surtout cette manoeuvre était surtout vouée à mettre des bâtons dans les roues du rival milaniste. Enfin le PSG a été sans doute le plus loin dans le tractations. L’accord entre les clubs avait même été trouvé pour un transfert à plus de 35 millions d’euros, et l’agent du joueur est venu à Paris négocier un contrat pour un million mensuel….in fine, le joueur a fait un caprice et s’est rétracté.
Autre « râteau » pris par le PSG, celui concernant Pato. L’attaquant du PSG était même officieusement déjà parisien et avait un pied dans l’avion, mais Silvio Berlusconi en personne a mis un veto au départ de son gendre, refusant les 30 millions d’indemnité qui auraient pu finaliser l’arrivée de Tevez. Hélas depuis, Pato a joué le derby de Milan, n’a pas marqué, s’est fait sifflé et s’est blessé encore une fois pour un mois. Pour se consoler, le PSG et son nouveau coach Carlo Ancelotti ont choisi de donner plus de coffre et d’expérience à l’effectif parisien.
Le club de la capital et ses pétrodollars ont animé le marché, ciblant touts azimuts les joueurs ayant déjà connu Ancelotti et Leonardo. Ainsi, Maxwell ancien joueur de l’Inter est arrivé du Barça pour donner une autre dimension au coté gauche parisien et au « Sapin de Noël » du technicien italien. De plus, avec Jallet transformé en milieu et Bisevac en arrière droit, Alex a signé en provenance de Chelsea pour donner du muscle et de la solidité à l’axe parisien. Et pour couronner le tout, c’est de l’Inter qu’est venu le dernier maillon de la chaîne. Thiago Motta, milieu à tout faire double champion d’Europe (Barça, Inter), donne une dimension européenne à ce PSG et le rend presque intouchable en France, à terme.
Le PSG est donc un parfait exemple du mercato d’hivers, beaucoup de bruit pour au final une montagne qui accouche d’une souri. Un marché durant lequel les grosse pointure du circuit ne bougent pas, mais un laps de temps propice à s’étoffer en achevant le puzzle pour prendre une dimension supérieur. En recrutant un entraîneur de niveau mondial et en achetant des joueurs confirmés en ligue des champions, le Paris Saint-Germain n’a pas fait dans le « bling bling » et n’a pas augmenté sa puissance marketting, mais est sans doute devenu un peu plus la machine de guerre appelée à régner sur la France, avant de s’attaquer au continent.

Principaux mouvements :

Papis Cissé de Fribourg à Newcastle (12 millions)
Djibril Cissé de la Lazio à QPR (6 millions)
Bobby Zamora de Fulham a QPR (10 millions)
Maxi Lopez de Catane au Milan AC (Prêt)
Moussa Sow de Lille à Fenerbahçe (12 millions)
Nolan Roux de Brest à Lille (8 millions)
Roman Pavlyuchenko de Tottenham au Lokomotiv Moscou (9 millions)
Balazs Dzudzsak de l’Anzhi Makhachkala au Dynamo Moscou (19 millions)

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